FERDINAND PREND LE TAUREAU PAR LES CORNES

Le 01 Jan 2018, par Imane

Une battle Pixar VS Blue Sky ? Peut-être bien. En tout cas, la fin de l’année a livré deux beaux dessins animés. On vous a parlé de Coco (Pixar) la semaine dernière. On vous présente maintenant Ferdinand (studios Blue Sky), sans vous spoiler, c’est promis. Les créateurs de l’Âge de Glace et de Rio ont piqué là où ça fait mal en traitant un sujet sensible et très médiatisé : la corrida. Ferdinand est un gentil taurillon qui a grandi au sein de la Casa del Toro avec des taureaux qui ne rêvent que d’une chose : être choisis pour la corrida. Un rêve que le petit Ferdinand, alias “taureau-pissenlit” (pour son amour des fleurs), ne partage pas du tout. Lui, il veut vivre sans se battre. Un triste événement va le pousser à prendre sa vie en main… avant d’être rattrapé par la dure réalité. Et comme Rocky, Ferdinand va avoir son Mickey, un entraîneur à quatre pattes, allumé et irrésistible. Cette histoire touchante est portée par des personnages hauts en couleurs. Lupe la chèvre, les trois hérissons « Un, Dos et Quatro » (il ne faut pas parler de Tres), des taureaux aux caractères bien trempés et des chevaux prétentieux. Du rap, un taureau qui twerke, des chevaux qui dabent… ce dessin animé au graphisme parfait ne cesse de faire des clins d’œil à la nouvelle génération. Mais en lisant entre les lignes, Ferdinand, c’est aussi la critique d’une tradition qui n’a plus lieu d’être : la corrida. Il dépeint avec beaucoup de sensibilité la cruauté de cette pratique. Et ne cache pas son plaisir de ridiculiser les toreros ! Comme le disent si bien les amis de Ferdinand : « soit on se bat (la corrida), soit on est mangé (l’abattoir) ». Y a-t-il une autre option pour Ferdinand et ses compagnons ? On vous laisse le découvrir.  

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